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Perco le 14 octobre 2025

Fil d'actu

03/07

Startup Nation

Après neuf mois d’un silence radio digne d'un sous-marin en panne, les développeurs d'Ion Lands refont enfin surface. Leur simulation de vie cyberpunk Nivalis change – à peine – de nom pour s'appeler dorénavant Nivalis Nights. La raison ? Un imbroglio juridique qui bloquait toute leur com' depuis l'automne dernier. Heureusement, les avocats ont fini de se palucher sur le code de la propriété intellectuelle. Le jeu s'offre au passage une date de sortie au 29 septembre. C'est la fête pour les amateurs de néons à la Blade Runner (ackboo et moi), qui vont pouvoir se lancer dans la gestion d'un stand de nouilles virtuelles ou d'une boîte de nuit malfamée. Seul bémol : le titre débarque en plein embouteillage de l'automne, au milieu d'une douzaine de blockbusters. Préparez-vous à poser des RTT ou à simuler une dysenterie foudroyante pour avoir le temps d'écluser tout ça. P.

02/07

C'est la fin du vaudeville. Après un an à s'étriper au tribunal, l'éditeur Krafton et les fondateurs d'Unknown Worlds ont signé un armistice. Pour rappel, Krafton avait viré les patrons et tenté de retarder Subnautica 2 pour esquiver le versement d'une prime de 250 millions de dollars. Une entourloupe validée sur ChatGPT par le grand boss de Krafton  — je ne rigole pas, c'est confirmé dans le dossier judiciaire. Mais un juge a forcé la réintégration du PDG Ted Gill en mars, et  l'accès anticipé du jeu s’est vendu à 4 millions d’exemplaires en trois jours en mai. Résultat : Krafton capitule et va raquer. Non seulement la prime géante sera versée, mais elle est augmentée et étendue à l'intégralité des employés, même les stagiaires et les derniers arrivés. Quant à Ted Gill, l'honneur sauf et les poches pleines, il démissionne dans la foulée, et part comme un prince. P.

01/07

Il en faut pieu pour être heureux

L’immersive sim est un genre noble, fondé sur le choix et les conséquences. Malheureusement, chez Microsoft, le seul choix disponible reste le licenciement et la conséquence s’appelle Asha Sharma. Selon The Verge, la maison-mère hésiterait à débrancher Arkane Lyon et son projet Blade, coupables de coûter trop cher et de viser une lointaine sortie en 2027. Le studio qui a sublimé l'infiltration se retrouve donc contraint de réussir le casse du siècle : trouver un repreneur d'ici le 6 juillet pour s’extraire du giron Xbox sans déclencher les alarmes. Si l'opération échoue, le chasseur de vampires de Marvel n'aura même pas eu le temps de mordre. Il aura été terrassé par une créature bien plus blafarde qu’un boss de la camarilla : un gars en costard-cravate de Redmond armé d'une feuille de calcul. Double Fine, Ninja Theory, et Compulsion Games pourraient subir le même sort. P.

30/06

Le syndrome de la page pas blanche

Chez Amazon, l'intelligence artificielle a un coup d'avance, surtout sur la réalité. Rick's Games Backlog a ainsi repéré que de petits malins inondent la plateforme de guides stratégiques entièrement rédigés par IA pour des jeux... qui ne sont pas encore sortis, voire à peine annoncés. Vous galérez sur Alien : Isolation 2 ? Vous séchez sur les « mécaniques de survie psychologique », qui n'existeront jamais, du futur Gears of War : E-Day ? Pas de panique, des « auteurs » prolifiques comme Donald C. Campbell vendent 15 balles des bouquins de 60 pages remplis de pur vide, de jaquettes générées à la truelle et de délires hallucinatoires basés sur Wikipédia. Le service client d'Amazon supprime les fiches, mais elles repoussent comme des champignons radioactifs. On attend avec impatience le guide officiel de Half-Life 3. P.

30/06

Everybody's Gone to the Rupture

Avis de tempête sur le Game Pass. Selon les ragots d’un vétéran de l’édition, Microsoft aurait discrètement débranché la pompe à fric destinée aux studios tiers. En clair : les contrats en cours de négociation ont été gelés, laissant une flopée de développeurs et de projets quasi signés sur le carreau. La nouvelle patronne d'Xbox, Asha Sharma, semble vouloir « restructurer » le bousier après des rachats pharaoniques et des milliards engloutis dans l’IA. Traduction : Microsoft regarde le jeu vidéo dans les yeux, lui dit gravement « Il faut qu'on parle » et propose une pause. On sait tous comment cela finit généralement. Si vous espériez voir votre simulateur de poney biélorusse préféré débarquer « Day One » dans l'abonnement, il va falloir réapprendre un concept oublié : acheter vos jeux. P.