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Fil d'actu
24/08
Plutôt seul que mal accompagné
Vous le savez, Microsoft a peu ou prou décidé que le jeu vidéo, cette activité inutile qui ne rapportera jamais autant que l’intelligence artificielle, c’était plus vraiment son affaire, avant de fermer un certain nombre de ses studios. Parmi eux, les Montréalais de Compulsion Games, à qui on doit le solide South of Midnight, étaient donc sous la menace de disparaître, mais la direction a finalement préféré un destin à la Double Fine en mettant la main à la poche et se racheter elle-même. « J’ai demandé à l’équipe si elle voulait rester ensemble. Ils m’ont répondu qu’ils préféraient manger des cailloux et boire de l’essence plutôt que de se séparer », raconte ainsi le patron, Guillaume Provost, à GamesBeat. Le détail de l’opération reste cependant opaque et, si le studio récupère tous ses droits d’éditions, on ne connaît pas les conséquences sur les effectifs. K.
19/08
Steam, sex and fun
Aftermath vient de sortir un article édifiant sur le processus de validation des jeux qui présentent du contenu considéré comme mature sur Steam : on y apprend notamment que Meredith Gran, qui a développé le fantastique Perfect Tides : Station to Station, a dû envoyer un build spécial qui ne comportait que les scènes à caractère sexuel de son jeu, avant d'attendre que le couperet tombe. Si Perfect Tides a depuis été commercialisé sans problème, le processus a été un peu plus houleux pour la développeuse Heather Flowers. Cette dernière a été contrainte de modifier une miniature de 500 Finger Fillet qui présentait une main à l'annulaire coupé en remplaçant du sang rouge par un liquide rose vif, ce qui fait au moins un point commun entre Gabe Newell et les pubs pour les serviettes hygiéniques des années 2000. ER.
18/08
Partenaire particulier
La suite de l’excellent Thimbleweed Park a été annoncée pour 2028, et Ron Gilbert s’est un peu étendu sur son financement, à l’heure où plus personne ne souhaite investir dans des point & click en pixel art. Dans une interview avec Bloomberg, il explique ne plus vouloir collaborer avec des éditeurs traditionnels, lesquels proposent selon lui des conditions de moins en moins avantageuses : « On nous fait parfois des propositions vraiment ridicules, comme le fait de ne pas nous refiler d'argent à moins que le jeu soit un immense succès. J’ai toujours trouvé ça injuste. » Thimbleweed Park 2 sera donc partiellement financé par un pote de pote de Ron Gilbert, un mécène richissime qui a tenu à préserver son anonymat, et je pense que tous les multimillionnaires inutiles (c'est un pléonasme) de ce monde devraient prendre exemple sur lui. ER.
14/08
Bali Barlow
En ce moment, être fan de Sam Barlow est enthousiasmant. Déjà, le boug, avec son magnifique Immortality de 2022, est au sommet de son art très particulier du jeu narratif en prises de vue réelles quatre étoiles. Surtout, ça fait un moment qu’il a annoncé travailler non pas sur un nouveau titre horrifique, mais bien deux. Et si on ne sait toujours pas à quoi correspond Project D, tricky Sammy vient de lever le voile sur son Projet C, désormais intitulé Precognition. Quelques images écarlates éclatées façon kaléidoscope, un pitch qui nous parle de Diana à qui on pose un implant lui permettant de voir son propre futur, une participation du réalisateur Brandon Cronenberg (oui, le « fils de ») et, et c’est sûrement la mauvaise nouvelle, une fenêtre de tir si lointaine : printemps 2028. Bon, au moins, ça nous donnera le temps avec Ellen de se répartir les jeux sans en venir aux mains. K.
13/08
Ça vire au cauchemar
La situation n’en finit pas de se dégrader chez Supermassive Games. Le studio anglais spécialisé dans les titres narratifs à la frontière entre le jeu vidéo et le film d’horreur interactif (comme le dernier en date Directive 8020, sorti en mai et qui a reçu un accueil critique assez froid), annonce un plan de licenciement afin d’« assurer la pérennité de l’entreprise ». Après le rachat par Nordisk Games en 2022, ils étaient 350 à travailler chez Supermassive en 2023, avant la mise en place d’une vilaine manie qu’il serait sain de guérir avec de l’hypnose ou je ne sais pas quoi et qui consiste à virer des gens par vagues annuelles : 90 personnes en 2024 (avec le départ des cofondateurs en prime), 36 en 2025 et, donc, jusqu’à 75 cette année. K.