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10/08
Super Nintendomination
Dans une industrie où tout le monde se fait virer et où la course à l’IA transforme le jeu vidéo en loisir de riche, on a besoin de repères rassurants. En voici un : Nintendo écoule ses Switch 2 avec la même facilité qu’un marchand d’eau minérale en plein désert. Sur le premier trimestre de l’année fiscale 2026-2027, l’entreprise annonce avoir livré 3,82 millions de Switch 2, soit 23,68 millions d’unités sur ses 13 premiers mois ; le meilleur démarrage de l’histoire du constructeur sur cette période. Un destin intéressant pour une console dont on se plaignait d’un prix prohibitif il y a encore un an. Car aujourd’hui, avec la plus petite PS5 à 600 €, le plus petit Steam Deck à 779 €, une next-gen promise à plus de 1000 € et des composants PC qui se payent désormais en glacières d’organes, la Switch 2, même quand elle passera à 500 €, est devenue de facto la machine d’entrée de gamme. K.
10/08
Disque disque rage
S’il y a un sujet qui fait couler de l’encre en ce moment, c’est bien l’annonce de Sony de l’arrêt de production de disques pour les nouveaux jeux PS5 à partir de janvier 2028. En d’autres termes, le tout démat', que les gens le veuillent ou non. D’ailleurs, pour bien que tout le monde soit au courant, y compris ceux qui ne lisent pas la presse jeu vidéo (contrairement à vous, bande de zèbres sapio HPI) et certainement pour respecter certaines législations européennes encadrant l’obsolescence des produits mis en vente, le consolier applique désormais sur les boîtes des PS5 avec lecteur disque un autocollant informant les consommateurs dans sept langues différentes quant à cette décision dont l’objectif est surtout, disons-le, de faire grossir la marge de Sony et de réduire le contrôle des joueurs sur les produits culturels qu’ils achètent. K.
07/08
Toujours vivant, toujours debout
Dix-neuf nouvelles cartes à sa campagne, accompagnées d'une bande-son inédite, de nouvelles armes et ennemis, une carte en mode match à mort, le tout pour pas un rond dans une extension gratuite intitulée Dawn of the Machine, vraiment quel beau cadeau pour les joueurs de Maratho.... ah non, finalement on me signale dans l'oreillette que tout cela est pour Quake, qui a fêté ses 30 ans en juin dernier. Le studio id Software est mis à mal par les licenciements chez Microsoft, mais son héritage est donc toujours vivace. Voir papy Quake aussi généreux envers ses fidèles devrait servir de leçon à tous les jeunes FPS de nos jours, qui ont oublié la politesse et le respect envers leurs joueurs et les anciens. Il leur faudrait une bonne guerre des consoles à ces petits cons ! P.
07/08
Salamèche courte
Alerte diplomatique majeure : le ministère japonais des Affaires étrangères a poliment supplié la Maison-Blanche d’arrêter de salir ses licences dans ses mèmes de propagande. Il faut dire que l’équipe de communication de Trump enchaîne les chefs-d’œuvre du malaise : générique de Pokémon collé sur des arrestations de clandestins, frappes de missiles en Iran montées sur du Wii Sports, et citations de Naruto pour justifier des baisses d'impôts. Gênée aux entournures, Tokyo essaie de sauver l’honneur de ses mascottes avant que Pikachu ne finisse cité à la tribune de l'ONU pour crimes de haine. Malheureusement, tant que les juristes de Nintendo n’auront pas envoyé leurs escadrons de la mort judiciaires pour distribuer du copyright strike à tour de bras, l'oncle Sam continuera d'étaler sa confiture intellectuelle sur vos souvenirs d'enfance. P.
06/08
Pour 200 balles, t'as plus rien
Une belle histoire repérée par Gamesradar. Michael Major, un ado développeur de 18 ans, pensait avoir réussi le hold-up de l'année. Sa blague ? Publier sur Steam un assemblage bancal d'assets intitulé sans détour This Game Costs $200, vendu au prix plafond autorisé par la plateforme. Contre toute attente, le titre enregistre 6 717 ventes, lui faisant miroiter un pactole virtuel de 1,3 million de dollars. « J'ai failli faire un arrêt cardiaque », avoue le jeune homme. C'était compter sans la politique de remboursement de Valve et une étrange vague d'achats compulsifs (principalement venus de Chine, sans même lancer le jeu). Résultat : 6 707 acheteurs ont demandé à revoir leur argent dans la foulée. Au lieu de s'acheter une île privée, l'auteur repart avec à peine 2 000 dollars en poche. C'est toujours plus cher payé que le temps passé à développer, mais ça apprendra aux petits malins qu'on ne braque pas Gabe Newell aussi facilement. P.