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Fil d'actu
12/04
J’ai demandé à la Luna…
Le service de jeux en streaming d’Amazon, Luna, vient d’opérer de petits changements. Oh, rien de grave, des trucs imperceptibles pour les joueurs comme supprimer la possibilité d’acheter de nouveaux jeux. Et pour que cela soit totalement indolore, les jeux et les abonnements tiers achetés avant le 10 avril seront carrément supprimés de vos bibliothèques. Aucun remboursement ne sera accordé, sinon cela ne serait pas drôle. Amazon pousse la blague jusqu’à préciser que si les jeux ont étés achetés sur d’autres plateformes, ils continueront d’être jouable là-bas, donc tout va bien. Les utilisateurs actifs de Luna auraient pu se regrouper pour intenter une class action contre le géant américain, mais il faut être plus que 8, dommage. P.
10/04
Black bloc d’escalade
Les gens de chez The Game Bakers n’ont absolument aucun sens du commerce. Après le succès, mérité, de leur excellent jeu d’alpinisme Cairn, le studio avait pourtant bien enchainé en commençant à préparer des DLC. C’était malin, fait dans un bon timing et le premier DLC arrivera cet été pour ajouter de nouveaux terrains d’entraînement et des défis avec des falaises surplombant l’eau. Un sans-faute et soudain, l’erreur bête : tout cela sera gratuit. C’est n’importe quoi, comment voulez-vous que la productivité nationale et les revenus du Made in France reprennent du poil de la bête si même les succès francophones se mettent à s’offrir sans aucune contrepartie ? À l’heure des game as a service et des skins Fortnite, cette exception culturelle nous semble désuète et contre-productive. Déjà qu’ils ne veulent pas faire leurs jeux avec de l’IA, pfffff, pauvre France. P.
10/04
Une famine en or
Les gens n’ont plus le sens des priorités. Partout, on nous explique que l’information du moment, le truc à ne pas rater est le périple de la mission Artemis II autour de la lune ou, pour les plus politisés, le conflit en Iran et le détroit d’Ormuz. Or tout cela n’est rien face à la véritable actualité, l’onde de choc qui parcourt le monde depuis la iii initiative et l’annonce inattendue de Klei : sonnez hautbois, résonnez musettes, Don’t Starve est de retour avec une suite, Don't Starve Elsewhere. Un épisode coopératif fidèle à la licence, mais qui semble apporter quelques nouveautés, comme une prise en compte de la hauteur dans les décors, et une survie que le studio promet « intense et sans concession ». Aucune date de sortie annoncée encore, il est donc temps de thésauriser vos RTT et jours de congés pour tout poser en une fois le jour J. Moi, en tout cas, c’est mon plan. P.
09/04
Salauds de jeunes !
Un papier intéressant d’Anna Siaredzich, cofondatrice de Swame Art Inc, chez nos confrères du site Gamesindustry revient sur les conséquences de la vague de licenciement sans précédent dans l’industrie du jeu vidéo (près d’un quart des emplois selon un rapport GDC). Selon elle, au-delà des drames humains impliqués, c’est une réelle perte de savoir-faire institutionnel, de capacité de décision et de jugement, car beaucoup de ces emplois étaient ceux de seniors. Or, si les promesses de l’IA — ou ses mirages — sont tournées vers l’automatisation [et le coût moindre] de tâches, elle estime que « l’automatisation ne supprime pas la complexité ; elle la déplace ». En gros : sous pression, même si la production avance, la résolution des problèmes rencontrés repose sur les vieux de la vieille, ceux qui ont assez de bouteille pour lever les ambiguïtés et assurer le lien entre les sources, les équipes et les étapes. Bref, la future stabilité repose, pour Anna, sur la pérennisation des emplois des plus vieux, une bonne nouvelle pour ackboo et Ivan le Fou. P.
09/04
The new Pope
Lucas Pope a peur. Il regarde par-dessus son épaule en permanence, guette les mouvements autour de lui, sursaute au moindre bruit. La star des jeux indés n’a pas peur des feux de la rampe, mais de Skynet qui le surveille. Lors d’un épisode du podcast Mike & Rami Are Still Here, avec Mike Rose et Rami Ismail, il a avoué ne pas trop s’épancher sur les détails de son jeu en développement, de peur de se faire piquer son concept par l’IA. En gros, Lucas craint que ses interviews ne deviennent des prompts pour ChatGPT ou Gemini. « Ce n’est pas une règle stricte », précise-t-il, ce qui signifie que son silence est, sans doute, aussi lié à sa faible envie de révéler trop de choses trop tôt, ou tout simplement de se taper des interviews trop longues à longueur de temps. Moscou se refuse à tout commentaire. P.