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Fil d'actu
30/04
Premier sang
La mise en redressement judiciaire de Nacon et de ses filiales suscite évidemment beaucoup d’inquiétudes. Et pour Spiders, elles se révèlent tragiquement justifiées, puisque le studio derrière Steelrising et GreedFall est le premier à ouvrir le bal des mauvaises nouvelles. L’entreprise parisienne subit en effet le pire des scénarii, à savoir une liquidation pure et simple, faute de repreneur intéressé. D’après Origami qui a été le premier média à éventer l’annonce, la messe est dite et le CSE essaye désormais de faire en sorte que les salariés qui le veulent puissent racheter le matériel avant la fermeture. Au-delà de la casse sociale que cette liquidation représente pour les près de 70 salariés de l’entreprise, le signal envoyé au personnel de Kylotonn et Cyanide, aussi sur la sellette, et à l’industrie française de manière générale est évidemment désastreux. K.
29/04
Pour l’heure, Valve est aux manettes
Ils avaient été annoncés ensemble, mais la pénurie de RAM en aura certainement décidé autrement. Alors qu’on est sans nouvelles de la Steam Machine et du Steam Frame, Valve a décidé dans un premier temps de sortir le Steam Controller seul, le 4 mai, pour une centaine d’euros. Un journaliste d’IGN, particulièrement curieux d’en savoir plus sur les apports ludiques que s’apprête à apporter cette nouvelle manette, a eu l’occasion de s’entretenir avec deux ingénieurs du constructeur. Prank ! En fait, il était surtout là pour poser des questions sur 1) la disparition de la Steam Machine et du Steam Frame des radars, 2) la pénurie de Steam Deck, ainsi que 3) un éventuel Steam Deck 2. Ce à quoi on a eu les réponses suivantes : 1) « on avance bien, sinon, no comment », 2) « pardon, on est en galère à cause de la pénurie de RAM » et 3) « yes bébé, on bosse grave sur le Steam Deck 2 ». K.
28/04
Développeur sur la ville
On pouvait craindre que l’assaillant présumé et rapidement interpellé de l’attaque au dîner des correspondants de la Maison-Blanche du 25 avril soit encore un adepte de jeux vidéo rendu fou par un hobby dangereux qui aurait été dénoncé par Donald Trump. S’il semble qu’on ait pour une fois échappé à ce storytelling éculé, à la place, on a eu une découverte étonnante : ce prof de 31 ans est développeur indépendant à ses heures perdues. Son titre, Bohrdom, un shoot 'em up inoffensif sur le thème de la chimie désormais retiré de la vente, sort en 2018 sur Steam dans l’indifférence générale, avec un pic d’utilisateurs simultanés de deux. Si j’étais le cadre sans cervelle d’une grande entreprise, j’aurais pu me féliciter d’une campagne marketing au succès retentissant, puisque ce pic a connu une augmentation de plus de 1000 %, avec 22 joueurs simultanés observés dès le lendemain des faits. K.
27/04
Last Flop
Les temps sont durs pour les shooters multijoueurs en ligne. On parle souvent des regrettés (?) Concord et Highguard, mais même un Marathon et son succès respectable a encore fort à faire pour rentabiliser son budget véner de 200 millions de dollars. Non, je pense que ce qu’il nous faut, c’est un titre porté par un ambassadeur populaire. Genre, une rockstar qui ferait de la pub gratuitement sur son compte Instagram à plus de 10 millions de followers, histoire de créer de la traction. Évidemment, il faudrait que le jeu soit amusant, sans microtransactions, avec un tarif pas trop élevé, genre 12 euros. Comment ? C’est exactement ce qu’a fait Last Flag ? Un jeu de capture the flag dont le développement est financé par le chanteur et le producteur d’Imagine Dragons ? Ok ! Super ! Et alors ? Combien de joueurs au lancement ? 558 ? Ah. Et ça monte ? Non ? Bon. Ben, je suis à court d’idées. K.
27/04
Née sous Xbox
Asha Sharma, la patronne du jeu vidéo chez Microsoft récemment promue, est dans une position délicate, un peu similaire à celle de la nouvelle compagne d’un papa fraîchement divorcé, qui fait des pieds et des mains pour plaire aux enfants pas du tout enchantés de la situation. Alors, pour se faire accepter, elle donne des gages aux gamers : « Promis, pas de slop », répète-t-elle. « La campagne “This is an Xbox” : poubelle ! », ajoute-t-elle. « Le Game Pass ? J’imagine que si on retire les Call of Duty day one, on peut baisser le prix du Game Pass », assure-t-elle. Quant au dernier geste en date, il a été transmis dans une lettre ouverte, sorte de profession de foi pour rappeler à quel point elle pense à eux : « On abandonne le nom de Microsoft Gaming qui regroupait tous les studios qu’on a rachetés à grands coups de milliards. On redevient Xbox. » C’est beau, les familles recomposées. K.