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Fil d'actu
29/10
Les rois du slop 50
Sur la demande du site GameIndustry.biz, l’agence d’étude de marché Sensor Tower a rendu un rapport se penchant sur la nature des jeux qui ont bien marché sur console et PC depuis deux ans. Le résultat est plutôt enthousiasmant : d’une année sur l’autre (en l’occurrence, l’année scolaire 2024-2025 et 2025-2026), Sensor Tower note une hausse du nombre de titres qui ont dépassé le demi-million d’exemplaires vendus en un mois, de 55 à 76. On remarque également une belle progression de la représentation des jeux indépendants qui passent de 13 à 33, mais aussi des non-suites, qui passent de 21 à 40. Il semble donc que la prise de risque et l’innovation aient davantage payé sur cette année que la précédente, mais on s’en doutait un peu, il faut dire, en particulier après les succès insolents de certains titres friendslop, comme Meccha Chameleon et How to Fish. K.
29/10
Sauvegarde qui peut
Tic-tac, tic-tac… Le temps commence à sérieusement presser pour le studio parisien Don't Nod dont les finances continuent de fondre comme neige au soleil. Raillant une « anticipation avec 18 mois de retard » dans un communiqué passablement agacé, le Syndicat des Travailleureuses du Jeu Vidéo prend acte de l’annonce du placement le 19 octobre de l’entreprise en procédure de sauvegarde, qui devrait lui faire gagner du temps en gelant une partie de ses créances. Un dispositif qu’il faut distinguer du second plan de sauvegarde de l’emploi qui continue son cours et qui verra jusqu'à 85 personnes perdre leur poste sur les 140 encore en place. En la matière, le STJV dénonce la désignation par la direction de catégories professionnelles trop nombreuses et précises, leur permettant de sélectionner qui peut rester et partir, alors que le ciblage individuel dans une telle procédure est interdit. K.
28/10
Démo… tivés
Sortir une démo sur Steam, jusqu’à présent, c’était du gagnant-gagnant-gagnant. Gagnant pour les joueurs qui peuvent s’essayer gratos à de nouveaux titres, gagnant pour les développeurs qui peuvent faire leur pub et engranger les wishlists, et gagnant pour Steam qui touche 30 % des ventes de ces mêmes jeux à la fin. Sauf qu’aujourd’hui, avec l’IA, et en particulier l’arrivée de Claude Opus 5.5 d’Anthropic, il est possible de prendre une démo, de la décompiler (c’est-à-dire, récupérer un code analogue exploitable) et de coiffer au poteau les développeurs originaux en sortant une version vibecodée. On voit ainsi des studios, comme Digital Sun Games ou Alliance Arts, annuler leurs démos de, respectivement, ReVamp et Drunken Goddess Reflux, par peur de se faire arnaquer. C’est tout pour cette fois ! À demain pour un nouveau numéro de « Qu’est-ce que l’IA a bien pu gâcher aujourd’hui ? ». K.
27/10
Pour avoir des puces, on peut toujours se gratter
Vous savez ce qui est pire qu’une pénurie de RAM ? Une pénurie de RAM causée par des gens qui n’en ont pas vraiment besoin, de RAM. C’est ce que rapporte Business Insider qui décrit une véritable course à l’échalote à laquelle participe notamment Amazon pour des puces qui finissent par prendre la poussière dans des entrepôts, faute de datacenters fonctionnels pour les accueillir. Bravo les champions. D’après le journaliste critique de l’IA, Ed Zitron, cet emballement est principalement dû à Nvidia, qui met la pression à ses hyperscaller de clients pour acheter vite vite vite un max de puces, car, vous comprenez, sinon, on n'est pas certain d’en avoir quand vous en aurez vraiment besoin et ça serait dommage. Et pendant ce temps-là, côté consommateurs, à cause de cette pénurie créée de toutes pièces, tout augmente : des barrettes de RAM aux consoles en passant par les smartphones. K.
26/10
Il faut sauver le soldat Arkane
[Mise à jour du 29 octobre : prise en compte du report d'un mois de l'ultimatum] Personne n’est dupe : si Arkane n’est pas encore fermé par Microsoft, actuellement en pleine folie meurtrière de ses studios, c’est parce que le Code du travail français ne tient pas sur un timbre-poste, contrairement à celui d’outre-Atlantique. Le Monde rapporte que deux syndicats tirent la sonnette d’alarme quant au mauvais état des négociations avec Microsoft ainsi qu’à l’ultimatum qu’il impose au studio, celui du 13 décembre selon PC Gamer, date à laquelle le processus de fermeture commencera, sauf si un tiers se manifeste pour un rachat. Jason Schreier, plus optimiste, estime que condamner l’entreprise n’en vaut pas la chandelle tant la loi française rend coûteuse une telle hypothèse. Son petit doigt lui souffle même que plusieurs pistes crédibles pour reprendre l’équipe et son projet Marvel’s Blade sont sur la table. Quant aux nôtres, de petits doigts, il ne nous reste plus qu’à les croiser. K.