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Perco le 14 octobre 2025

Fil d'actu

02/11

Il a faillite réussir

Toshihiro Nagoshi, le papa historique de la saga Yakuza, aura finalement perdu face à la dure loi du marché . Après avoir quitté Sega pour fonder son propre studio sous giron NetEase, la messe est dite : Nagoshi Studio a officiellement fermé ses portes , emportant dans sa tombe son futur jeu d'action Gang of Dragon (avec l'acteur Ma Dong-seok en tête d'affiche). Entre des coûts de développement qui s’envolaient  (réclamant des dizaines de millions de dollars supplémentaires) et un soutien financier de NetEase s'étant évaporé en cours de route, le studio aura fait long feu. Vouloir s'affranchir des grands éditeurs pour finir par se fracasser sur la dure réalité des budgets limités, c'est la triste routine de l'industrie. On se doutait depuis des mois de cette issue, mais c'est toujours triste de retrouver le corps. P.

02/11

Des ID noires

Après la « restructuration », en forme de monumentale claque, imposée par Xbox au studio id Software, beaucoup de personnes se demandent si le studio est ne serait-ce qu’en mesure de continuer à sortir des jeux. Le co-directeur du studio, Marty Stratton, dans une conférence de presse a tenu un discours si positif qu’il en devient suspect. « Nous nous en sortons très bien », déclare-t-il avant d'enchaîner « tout le monde sait que près de la moitié de notre studio a quitté l'entreprise. Mais nous avons déployé des efforts considérables pour garantir notre viabilité à la sortie de cette crise ». Ce que l’histoire ne dit pas, c’est qu’en même temps, il distribuait de petits mots pliés en deux aux journalistes : « Sortez-moi de là ! On n’est plus que trois avec un pentium 486 et deux agrafeuses. Gérard a déjà essayé de se pendre deux fois avec le câble de la souris. Sauvez-nous ! ». P.

30/10

Circulez, IA rien à voir

Les mauvais retours du dernier Steam Néo Fest ne sont pas passés inaperçus, ni par les joueurs contraints de naviguer dans une masse de slop IA vibecodé ni par des développeurs invisibilisés et exposés à se faire pomper leur travail par des opportunistes. Des membres de l’équipe commerciale de Valve ont été interpellés lors d’une conférence en Corée et, pour rester poli, on dira que la réponse n’a pas été des plus satisfaisante : « On ne veut pas avoir à dire aux développeurs quels outils ils devraient ou pas utiliser. […] Plutôt que de se reposer sur une mécanique unique facile à copier, vous devez développer votre jeu en ajoutant des fonctionnalités, de la personnalité et de la créativité qui vous sont propres. » Après, on comprend pourquoi Steam ne se sent pas plus concerné que ça. Qu’il vende un jeu de bonne foi ou sa version plagiée, pour eux, c’est toujours 30 % d’empoché. K.

29/10

Les rois du slop 50

Sur la demande du site GameIndustry.biz, l’agence d’étude de marché Sensor Tower a rendu un rapport se penchant sur la nature des jeux qui ont bien marché sur console et PC depuis deux ans. Le résultat est plutôt enthousiasmant : d’une année sur l’autre (en l’occurrence, l’année scolaire 2024-2025 et 2025-2026), Sensor Tower note une hausse du nombre de titres qui ont dépassé le demi-million d’exemplaires vendus en un mois, de 55 à 76. On remarque également une belle progression de la représentation des jeux indépendants qui passent de 13 à 33, mais aussi des non-suites, qui passent de 21 à 40. Il semble donc que la prise de risque et l’innovation aient davantage payé sur cette année que la précédente, mais on s’en doutait un peu, il faut dire, en particulier après les succès insolents de certains titres friendslop, comme Meccha Chameleon et How to Fish. K.

29/10

Sauvegarde qui peut

Tic-tac, tic-tac… Le temps commence à sérieusement presser pour le studio parisien Don't Nod dont les finances continuent de fondre comme neige au soleil. Raillant une « anticipation avec 18 mois de retard » dans un communiqué passablement agacé, le Syndicat des Travailleureuses du Jeu Vidéo prend acte de l’annonce du placement le 19 octobre de l’entreprise en procédure de sauvegarde, qui devrait lui faire gagner du temps en gelant une partie de ses créances. Un dispositif qu’il faut distinguer du second plan de sauvegarde de l’emploi qui continue son cours et qui verra jusqu'à 85 personnes perdre leur poste sur les 140 encore en place. En la matière, le STJV dénonce la désignation par la direction de catégories professionnelles trop nombreuses et précises, leur permettant de sélectionner qui peut rester et partir, alors que le ciblage individuel dans une telle procédure est interdit. K.