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Perco le 14 octobre 2025

Fil d'actu

09/10

La loi et Lord

Vingt-sept ans sans nouvel Ultima, et c’est finalement un bout de loi américaine qui pourrait relancer le bazar. Richard Garriott, alias Lord British, a vendu Origin Systems à EA en 1992 pour 30 millions de dollars. Or, le droit d’auteur US permet à un créateur de récupérer ses droits d'auteur 35 ans plus tard. Rendez-vous donc en 2027 ! Le bonhomme jure avoir proposé une relance « tous les dix ans environ », et à chaque fois EA se montrait très intéressé, mais ne donnait pas suite. Petit détail : l’éditeur garde la marque Ultima et vient même d’en déposer de nouvelles. Garriott récupère l’histoire, le code et l’univers, mais pas le nom. Reste à savoir si EA laissera faire sans broncher, ou si ses avocats ressortiront les vieux parchemins pour gagner du temps. Lord British, qui a déjà survécu à un assassinat en direct dans Ultima Online, devrait s’en remettre. P.

09/10

La machine à remonter le temps

Oh là là, il y a des matins où l'on est heureux d'ouvrir les nouvelles ! Au milieu des douze mille annonces de licenciements et des articles sur « On a analysé tous les bikinis visibles dans les trailers de GTA VI », un message des Tchèques d'Amanita Design (Samorost, Botanicula et tant d'autres bijoux) : « NOUS FAISONS MACHINARIUM 2. » Dix-sept ans plus tard, nous allons enfin avoir droit à la suite de l'un des plus poétiques point & click de l'histoire, et découvrir ce qui arrive à Josef le petit robot. C'est la même équipe aux manettes, les premières images me donnent envie de lécher mon écran et c'est le moment, pour ceux qui n'ont jamais eu l'occasion de faire le premier volet, de l'acheter pour moins de 5 euros. Bon, allons regarder cette histoire de bikini, par pure conscience professionnelle. P.

08/10

Le retour de la Bobby

Le rachat géant de Warner par Paramount (désormais rebaptisé Skydance) accouche d'une fusion logique entre Warner Bros. Games et Paramount Game Studios. Le résultat ? Un mastodonte vidéoludique censé faire fructifier des décennies de franchises culte. Entre Batman, Harry Potter et Bob l'éponge, on a hâte que le studio fusionne les univers pour nous pondre des crossovers (non). Si les actionnaires se frottent les mains devant cette concentration de licences à 110 milliards de dollars, nous, on attend surtout de voir si les développeurs auront encore le droit d'utiliser autre chose que de l'AI gen. Vous pensez qu'ils ne seraient pas aussi maléfiques ? Dites-vous qu'ils viennent de nommer au conseil d'administration…  Bobby Kotick ! P.

07/10

Immersive crim'

C'est le service R&D le plus flippant de l'histoire du jeu vidéo. Pour s'imprégner de l'ambiance locale de la Floride pour GTA VI, les développeurs de Rockstar n'ont pas fait les choses à moitié : ils sont allés fricoter directement avec des flics et des membres de gangs sur le terrain. Entre deux tirs de sommation, un contrôle d'identité musclé dans les Everglades et une bavure, l'équipe s'est assurée que le chaos de Vice City serait d'un réalisme terrifiant. Sam Houser renchérit : « Oh, et pour que ce soit encore plus réaliste nos équipes se sont envoyé des kilos et des kilos de co... » Ah, ça a coupé. P.

07/10

My Syndic in a box

Les équipes de D&D et Magic: The Gathering rejoignent le syndicat United Wizards of the Coast pour exiger de meilleures conditions de travail et contrer les avancées de l'utilisation de l'IA. Un geste courageux, quand on travaille pour Hasbro. Si Wizards of the Coast refuse de reconnaître le syndicat d'ici le 13 octobre, la terre s'ouvrira sous leurs pas, le ciel grondera tel un dragon et le... non, en fait il faudra juste relancer les démarches. Couverture santé, charge de travail raisonnable, propriété intellectuelle des créations réalisées hors du bureau, les demandes des salariés ne semblent pas impossibles mais rien ne nous permet de croire que la direction va faire autre chose que faire rouler un D20 et annoncer « Ah non, c'est un échec critique pour vous ». P.