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Fil d'actu
05/08
Champions de golfe
C'est donc bien officiel : Electronic Arts quitte la Bourse et passe sous le pavillon du fonds souverain saoudien (PIF) pour 55 milliards de dollars. Mais pendant qu'Andrew Wilson compte ses jetons dans son jet privé, les employés de l'éditeur feraient bien d'ouvrir LinkedIn. Pour financer ce LBO pharaonique, la structure se retrouve plombée par une dette colossale de 18 milliards de dollars auprès des banques. Et comme les nouveaux propriétaires entendent rentabiliser leur nouveau jouet très vite — selon les informations du toujours bien renseigné Jason Schreier —, le plan d'action s'annonce sanglant : réductions de coûts drastiques, fermetures de studios et licenciements massifs. En gros, essorer FC et Battlefield, puis virer le reste. P.
04/08
Planqué bien au chaud
Et on ose encore dire que le mérite n'est pas récompensé. Dans son dernier rapport, Electronic Arts révèle avec une fierté peine dissimulée la fiche de paie de son PDG, Andrew Wilson. Pour l'exercice 2026, l’inestimable dirigeant a empoché 38,7 millions de dollars — en hausse de 8 millions —, boostés par des bonus et des actions. La raison ? Battlefield 6 a coché « toutes ses étapes de lancement », et la direction a déployé une « stratégie audacieuse » basée sur l'IA. Qu'importe, finalement, que Cette prime astronomique tombe l'année même où EA a viré sans ménagement des dizaines de développeurs ayant charbonné sur ce même Battlefield 6 chez Criterion, DICE ou Motive ? Profitons bien de ces révélations : avec le rachat d'EA par l'Arabie saoudite pour et son passage en société privée, l'éditeur n'aura bientôt plus l'obligation de publier ses bilans. Encore une victoire pour la transparence. P.
03/08
Bambins = radins !
On n'arrête plus l'exploitation du travail des enfants : au deuxième trimestre 2026, Roblox affiche un chiffre d'affaires de 1,5 milliard de dollars (+36 %). Une performance qui s'accompagne tout de même de 185 millions de pertes nettes, parce qu'il faut bien payer les serveurs qui hébergent le contenu pondu gratuitement par des mômes de dix ans. Pourtant, la direction tire la tronche. La faute aux bambins nord-américains qui rapportent moins à l'heure : au lieu de vider la carte bleue de maman dans les pièges à Robux habituels, ces ingrats préfèrent jouer à des titres captivants mais moins agressifs sur les microtransactions. Un ajustement d'algorithme favorisant la rétention des joueurs au détriment du passage immédiat à la caisse a provoqué ce drame financier. Les petits cons ! Pour se consoler, le PDG David Baszucki peut compter sur le déblocage du jeu en Russie et l'explosion des joueurs majeurs (+32 %). L'avenir appartient donc aux adultes, qui ne sont jamais que des enfants avec du pouvoir d'achat. P.
12/07
Message de service : le fil d'actu prend des vacances
Chers lecteurs adorés, rudement intelligents, drôles, beaux et totalement hermétiques à la flagornerie, c'est le début des vacances pour la rédaction de Canard PC, et il n'y aura donc plus de news dans ce fil d'actu jusqu'au 3 août prochain. Vous n'êtes cependant pas totalement débarrassés de nous pour autant : le site sera toujours alimenté d'articles flambants neufs chaque jour, et nous sommes sur le point de finaliser notre numéro d'août. D'ici là, vous allez nous manquer, n'oubliez pas de vous hydrater la nuque, de fermer vos volets et de recommander Canard PC à vos proches, à votre famille et aux inconnus que vous croisez dans la rue. Bon été à tous ! – ER.
11/07
Assassin's Creed Black Flag Resync réussit son abordage
Sans surprise, parce que ça faisait dix ans que tout le monde en demandait un remaster, Assassin's Creed Black Flag Resync marche très bien. Il a même largement battu le record de fréquentation de la franchise sur Steam, avec presque 100 000 joueurs et joueuses simultanés le jour de sa sortie. Pour info, AC Shadows, Odyssey et Origins n'ont pas dépassé les 65 000. Mais il faudra sûrement beaucoup plus de succès comme celui-là pour qu'Ubisoft retrouve sa forme du temps jadis : le lendemain, l'éditeur annonçait une cinquantaine de licenciements chez Ubisoft Barcelona, qui a fait partie de la dizaine de studios internes à avoir travaillé sur cet Assassin's Creed sous la direction d'Ubisoft Singapour. A.