Sans cette sombre histoire de DRM (promis on arrête après), il serait plus aisé de croire à la bonne foi d'Electronic Arts. Car depuis que John Riccitiello mène la barque, force est de reconnaitre qu'il y a du mieux : une repentance vis-à-vis des studios acquis puis sabordés, une volonté d'imposer de nouvelles franchises (Dead Space, Mirror's Edge) et d'améliorer la qualité de celles déjà en place, soit en accordant plus de latitude aux développeurs (Need for Speed) soit en annulant purement et simplement les titres bancals (Tiberium).
Une embellie confirmée par un entretien accordé par Riccitiello à Gamasutra, où le grisonnant dirigeant revient sur l'annulation du FPS sis dans l'univers Command & Conquer au moyen d'une métaphore culinaire... hum... métaphorique : "Si vous voulez proposer un bon repas et que vous avez des cuistots, vous leur donnez les meilleurs ingrédients, la meilleure formation, et quand vous cramez votre omelette, vous ne la servez pas". Waow. Ah, c'est pas fini : "Quand un projet n'est pas à la hauteur de vos attentes... vous pouvez corriger cela en accordant plus de temps, plus d'argent, en changeant le concept ou en tuant le jeu. Si vous considérez la qualité comme primordiale, vous choisissez l'un de ces chemins. Si vous excluez l'une de ces voies, la qualité en patira. EA tuera un jeu ou deux chaque année. Il en sera toujours ainsi. N'importe quelle compagnie servant tous les plats qui sortent du four, qu'ils soient brulés ou non, n'accorde pas assez d'importance à la qualité... U2 a fait de très bons albums, Steven Spielberg a tourné de grands films. Cela ne veut pas dire qu'ils n'ont pas leurs propres Tiberium".
Non vraiment, s'il ne profitait pas de l'interview pour se satisfaire des ventes de Spore, supérieures à celles des Sims 2, pour sous-entendre que les râleurs sont des bêtas ne comprenant pas ce qui est en jeu et déclarer que la moitié d'entre eux sont sans doute des pirates, on lui vanterait volontiers les mérites des blancs d'œufs crus.
Vers le forum 